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Eh oui les copains, il n’y a pas d’âge pour être entrepreneur ! Ce weekend, on a pris un café virtuel avec Sébastien, co-fondateur de Groupeer Technologies, une startup frenchy qui séduit les encadrants responsables de groupes d’enfants (parcs de loisirs, centres de loisirs, écoles, moniteurs de ski…) ! Sans tabou, Sebastien nous parle son expérience entrepreneuriale.

Salut Sébastien ! Enchanté ! Tout le monde veut savoir qui tu es !

Well ! Et bien je suis Sébastien Tremey, co-fondateur de Groupeer Technologies depuis maintenant 2 ans. Je suis un ancien responsable d’achat dans des appareils de télécommunication et électroniques. J’ai un peu plus de 40 ans, 4 enfants, passionné de nouvelles technologies et de ski. D’ailleurs c’est de cette dernière passion que vient notre idée pour Groupeer Technologies ! Un moniteur m’a dit qu’il en avait assez de compter et re-compter ses élèves pendant les leçons de ski, alors je me suis dit qu’il y avait peut-être quelque chose à inventer… 🙂

ski

Nice ! C’est ta première expérience d’entrepreneur ?

Oui ! J’en ai toujours eu envie (les premières discussions datent de la fac, entre amis et autour de quelques verres), mais je me suis laissé emporter par ma vie professionnelle et le besoin d’avoir vite un salaire… J’ai profité d’une bonne idée et d’un plan social pour me lancer. Depuis, c’est l’enfer et le paradis 🙂

Ce que je veux dire, c’est qu’on saute de plein pied dans un monde tout nouveau : il faut gérer le marketing, l’administratif, trouver de l’argent, des partenaires, des salariés, etc. Bref, apprendre, se tromper, recommencer…

Haha ! Quelle belle définition “L’enfer et le Paradis” ! Et à 40 ans on le prend comment de se tromper, de ne pas “maitriser son sujet” au début ?

On a commencé par passer 10 mois à faire des interviews pour tester le marché. On s’est pas mal posé la question au début d’intégrer ou pas un incubateur. Finalement, on a postulé et on a été retenu par Incuballiance, chez qui le premier mois est consacré à un parcours d’intégration : business model, singularité, différenciation, proposition de valeur, etc… On s’est fait challenger mais on a énormément progressé. On est alors entré dans le vif du sujet : l’innovation n’est pas seulement dans le concept, le produit ou l’idée, elle est là tous les jours dans la façon de penser, d’inventer de nouvelles méthodologies, dans le management, etc.

Bref, on se réinvente avec l’objectif d’aller vite, d’être efficace, et de durer… comme toutes les startups je pense !

Complètement d’accord ! Alors décris-nous un peu Groupeer Technologies ! Un lien avec le film “La 7eme compagnie” ou rien à voir, mais alors rien du tout ?

Un petit lien 🙂 l’idée générale est dans le nom : il faut rester ensemble quand on fait des activités en groupe, et spécialement quand on est un adulte et qu’on encadre des enfants. Et pour cela, on ne dispose de quasiment aucun outil : des chasubles de couleur, des casquettes/parapluies/drapeaux, et puis l’énergie de l’accompagnateur qui compte et re-compte les enfants en espérant qu’il n’en manque aucun. Nous créons donc des produits électroniques qui comptent en permanence le groupe, qui alertent l’adulte et l’enfant en cas d’éloignement excessif et qui permettent également de créer des communications vocales, le tout n’importe où car nous n’avons pas besoin de réseaux tiers.

enfant

Notre ambition : apporter de la sécurité et de la sérénité aux sorties en groupe avec des enfants. Et ça marche plutôt très bien !

Tu m’étonnes ! Ils se présentent comment ces produits électroniques ? Des bracelets ? Et, sans rentrer dans les détails, « pas besoin de réseaux tiers » : quesaco ?

Nous avons développé trois produits : un produit se portant au poignet qui compte les membres d’un groupe en quelques secondes  (qui a séduit l’UCPA). Un produit se portant au bras qui compte en permanence les membres du groupe et qui alerte en cas d’éloignement anormal : idéal pour des activités sportives ou de loisir avec des enfants (et même entre adultes : vélo, moto, ski, …). Et un produit qui compte et alerte également, mais avec des communications vocales en HD (jusque cinq en même temps).

Tous nos produits fonctionnent en mode device to device, c’est à dire qu’ils sont connectés entre eux et que nous ne dépendons pas de réseaux GSM ou GPS. Cela garanti un fonctionnement n’importe où.

Mais cela ne posera pas un problème de distance et de connexion si un enfant est perdu à 10km ? On ne sait jamais, il y a des sportifs !

En fait, on va alerter avant qu’il se perde ! L’idée est de ne pas avoir à rechercher l’enfant : plus de sécurité, moins de stress, moins de perte de temps. Aujourd’hui, on a eu 0 perte d’enfants sur l’ensemble d’utilisateurs (plusieurs centaines de familles). Parce qu’évidemment, notre signal ne porte pas à 10 km !

Yes, je vois, c’est carrément clé ! Revenons un peu sur toi, en tant qu’entrepreneur – papa – skieur. Tu arrives à profiter de tes enfants et de ta passion comme tu le veux ? J’imagine qu’après 2 ans, c’est déja plus cool…

En fait, pas des masses. Je travaille évidemment beaucoup, mais je suis aussi plus libre dans l’organisation de mon emploi du temps : j’essaie donc de faire du Homeworking au moins 1 jour tous les 15 jours, ce qui me permet d’être un peu plus présent. Pour le ski, c’est un peu plus dur : mais je me rattraperai plus tard !!!

Après, je me suis fixé comme règle de ne pas travailler le week end, sauf urgence absolue, pour profiter de ma famille et de mes amis !

Pfff si seulement j’arrivais à suivre cette règle ! Mais tu me diras, je n’ai pas encore d’enfants. Comment as-tu trouvé tes financements au début ? Réseau ? Levée ? Loto ?

Ce sont nos économies qui nous ont permis de développer les premières maquettes puis les prototypes fonctionnels et le dépôt de brevet. On a bénéficié de prêts d’honneur (Scientipôle) et d’une subvention BPI. Nous avons fait une première levée auprès de notre réseau (famille, amis, ex-collègues et BA), ce qui nous a permis d’arriver à l’industrialisation. Mais c’est dur, je pense que tu le sais, on est toujours à courir après les financements et on prépare déjà une deuxième levée de fonds pour financer notre décollage commercial en France et en Europe, ainsi que vers les USA et le Canada.

Même pas un petit crowd-funding ?

On y pense très fort !

En tout cas chapeau, première boîte, une dizaine d’employés, et déjà à penser aux States ! Tu as monté Groupeer Technologies avec qui d’ailleurs ?

On a de l’ambition, mais on avance aussi prudemment ! Le truc c’est qu’on est tout seul, sans concurrent et avec une bonne avance techno, ce qui nous oblige à aller toujours vite pour défricher le marché, l’éduquer et le conquérir en premier. On a monté Groupeer Technologies à trois : Laurent de Metz, Stéphane Guindolet et moi-même. On se connaît depuis plus de 15 ans, et on est tous les trois très complémentaires. On sait aussi très bien s’engueuler et se réconcilier, ce qui est important !

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Aujourd’hui tu conseillerais à un jeune d’attendre un peu, de profiter d’un salaire loin des galères avant d’entreprendre ou de commencer le plus tôt possible ? Pas de regret pour ta part de ne pas avoir commencé avant ?

Dur dur de donner ce genre de conseil. Moi, je sais que je n’aurais pas eu le cran de me lancer après mes études, d’autant que j’étais boursier sans sous et que je voulais avant tout gagner un salaire ! Je pense qu’il faut le faire quand on se sent prêt, ce n’est pas une question d’âge mais d’opportunité et de feeling 🙂

C’est beau ! Merci Sebastien !

Merci Hilaire et merci Pick & Pow 🙂

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Elisa Busseau

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